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  • La prévention des déchets dans l'aide à domicile

     Nous vous invitons le 7 juillet 2016 à participer au séminaire "Faire évoluer les pratiques professionnelles des intervenants à domicile en faveur du développement durable"

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  • La presse parle d'UNA Essonne

     Le journal du domicile titre : "Développement durable : le domicile se met à la page" sur le numéro du mois de décembre...

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mobilisation

Le réseau UNA décidé en novembre 2014 de lancer une grande mobilisation pour le premier semestre 2015. Il s’agit pour notre secteur de se faire connaître et reconnaître du grand public

LES REVENDICATIONS

Pour une reconnaissance des professionnels de l’aide à domicile comme de véritables acteurs du secteur médico-social, éléments à part entière de la politique sanitaire de notre pays, pour une prise en charge cohérente et adaptée des personnes en perte d’autonomie.

Pouvoir payer décemment les salariés : Dotés d’une Convention collective de branche (BAD) pour le secteur non lucratif, les salariés de l’aide et du soin à domicile n’ont pas vu leur rémunération augmenter depuis 2009 et, une revalorisation de 1% a été annoncée en décembre 2014. Un salarié de la première catégorie reste 13 ans au SMIC et pour la deuxième, 6 ans. Etant donné les contraintes liées au besoin des personnes aidées, les horaires de travail contraignent nombre de salariés à choisir des temps partiels. Le remboursement kilométrique permettant à un salarié de se rendre d’un usager à l’autre est de 0,35 centimes du kilomètre soit en dessous du coût de revient. Si le salarié n’est pas véhiculé, la plupart des structures ne peuvent se permettre de l’embaucher.Horaires contraignants, travail seul au domicile des personnes, payé au SMIC pendant des années, déplacement en parti au frais des salariés… mais de qui se moque-t-on ?

 Des personnes formées pour la qualité du service rendu aux personnes fragiles : Depuis 2002, un diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) a été créé (niveau V, c’est à dire CAP). Cette qualification permet aux auxiliaires de vie sociale (AVS) d’accéder à la catégorie C de la convention collective de branche. Il peut être obtenu en formation initiale ou en validation des acquis de l’expérience. Il permet d’acquérir ou de reconnaître un savoir-faire professionnel indispensable à ce métier, trop souvent assimilé à un bon sens familial. Par ailleurs, étant donné que toutes les personnes employables non pas le diplôme, le secteur a mis en place de très nombreuses formations professionnalisantes afin de permettre aux salariés de mieux connaître les usagers et leur pathologies et de mieux exécuter les gestes techniques pour prévenir les accidents de travail. Si l’engouement des CG pour le DEAVS était important il y a 10 ans, aujourd’hui, le coût induit (les salariés étant mieux rémunérés) les conduit à demander aux structures de réduire leur taux de qualification. Certains CG poussent même le vice à morceler les prestations et à différencier le coût selon la prestation : les aides à la toilette pour les AVS, l’aide au ménage pour les autres ! Quant à la relation humaine auprès d’une personne pour qui la seule visite de la journée est parfois l’aide à domicile, est-elle pour le temps bénévole de la salariée ?! La secrétaire d’Etat, Laurence Rossignol, a même rappelé au secteur en septembre 2014, qu’il fallait laisser des métiers pour les personnes non qualifiées : il serait illusoire (surtout économiquement) de souhaiter que toutes les aides à domicile soient qualifiées ! Dans le même temps, une loi sur la formation professionnelle (mars 2014) réserve une grande partie des financements aux formations…qualifiantes ! Pour UNA, il semble que le minimum que la société devrait accepter pour s’occuper de ses proches en situation de fragilité soit le DEAVS, tout en permettant à ceux qui n’ont pas le diplôme, d’accéder à certaines poste et de le passer en VAE. Mais pour cela, il faudrait aussi accepter de payer plus que le SMIC des professionnels de qualité !

 Pour un financement à la hauteur des coûts : La tarification horaire ne permet pas à aux structures d’aide à domicile, qui s’occupent de personnes en situation de dépendance à leur domicile, de prendre en compte les temps de coordination entre professionnels, les temps de trajet qui s’allongent avec le morcellement des interventions, etc. Par ailleurs, la Convention collective de Branche, pourtant bien peu avantageuse pour les salariées, oblige les associations à payer plus cher les salariés qualifiées (DEAVS), ce qui n’est pas le cas de la convention des entreprises lucratives. Le secteur souhaite une réforme de la tarification des services qui impliquerait une véritable reconnaissance des structures autorisées par les CG comme acteurs du médico-social. Des services tarifés au forfait selon leur coût de revient et le niveau de dépendance des personnes dont elles s’occupent, qui exécuteraient des missions de services publics de façon équitable sur tout le territoire. Et si certains usagers leur préféreraient des structures agréés lucratives, comme on préfère la clinique à l’hôpital, ce serait un choix conscient et volontaire. La grande loi sur l’autonomie, promise depuis près de 10 ans, va enfin voir le jour. Mais la loi d’adaptation de la société au vieillissement, qui n’entrera en vigueur au mieux, qu’en janvier 2016, n’est pas la grande loi prévue. Et ce n’est pas le comité de pilotage pour la refondation des services à domicile que le gouvernement a relancé en décembre 2014 et, après plus d’un an d’attente, qui va changer quelque chose. Laurence Rossignol souhaite par le lancement de ce comité, « structurer une offre d’accompagnement à domicile de qualité, solide, innovante et économiquement viable »… Parce que ce n’était pas l’objet de la loi ?!!

Pour dénoncer le scandale de la CASA : En 2013, le secteur attendait une grande loi sur la dépendance. Avec une ministre, Michèle Delaunay, à l’écoute qui avait à cœur le sujet, le secteur y croyait. En avril 2013, le gouvernement met en place une nouvelle taxe, la contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie, la CASA qui ponctionne 0,3% des revenus imposables des retraités. Pour financer la future loi sur la dépendance, la mesure paraît juste, mesurée, mais la loi étant toujours à l’état embryonnaire, le scandale éclate immédiatement. Une nouvelle taxe est créée pour être immédiatement affectée à un autre objet que ce pour quoi elle est prévue. Cela devait durer quelques mois, la loi étant prévue pour 2014. En décembre 2014, Manuel Valls annonce que la grande loi ne sera appliquée qu’au premier trimestre 2016.Mais que deviennent alors les 650 millions d’euros annuels de la CASA ? En 2013 et 2014, ils sont affectés au fonds de solidarité vieillesse de la sécurité sociale en fort déficit. En 2015, 25 millions seront versés aux conseils généraux pour compenser la hausse de la valeur du point de la convention collective de branche ; 20 millions viendront financer un plan d’adaptation des logements à la perte d’autonomie ; 300 millions seront investis sur trois ans à un plan pluriannuel à l’autonomie…. 25+20+300/3= 145… Le compte n’y est pas !! En novembre 2014, plusieurs fédérations du domicile se rassemblent dans un « Collectif de l’aide à domicile » pour réclamer l’argent de la CASA ! Alors que le secteur est exsangue, le gouvernement détourne scandaleusement des centaines de millions d’euros depuis bientôt deux ans !